1. Avant de se lancer
Une partie se joue dans le navigateur, sur ordinateur ou sur téléphone, et peut s’installer comme une application. Il vous faut un pseudo, un nom de parti, et c’est à peu près tout.
Avec ou sans compte
- Sans compte, vous entrez au pseudo seul et vous jouez contre l’ordinateur : six bots, dans une poule que personne d’autre ne peut rejoindre. La partie ne tient qu’à ce navigateur.
- Avec un compte, vous jouez contre de vrais joueurs. Le compte se crée en trois questions : un pseudo, un mot de passe, une adresse e-mail. L’adresse sert au mot de passe oublié et à l’écriture dans le chat ; aucun message ne vous est envoyé sans que vous l’ayez demandé.
- Un invité peut ouvrir un compte en cours de partie : il garde son pseudo, sa partie et ses acquis, puis emmène son parti dans une poule de vrais joueurs — ou finit sa campagne contre l’ordinateur.
- Le pseudo fait de 3 à 20 caractères. Il est public dans la poule.
- Un compte mène une campagne à la fois. Pour en commencer une autre, il faut d’abord quitter la poule en cours ou attendre sa fin.
Le parti
- Vous choisissez le nom de votre parti à la candidature. Un vrai parti, une personnalité réelle ou une injure sont refusés.
- Dans une poule, deux candidats ne portent jamais le même nom de parti.
- On peut renommer son parti pendant la poule, jusqu’au second tour : le premier changement est gratuit, chacun des suivants coûte 10 de crédibilité.
S’installer et être prévenu
- Le jeu s’installe sur l’écran d’accueil depuis l’en-tête de la poule (bouton « Installer » sur Chrome ; sur iPhone, « Partager » puis « Sur l’écran d’accueil »).
- Les notifications se règlent dans un panneau, en quatre catégories : les coups contre vous, ce qui vous est adressé, les rendez-vous de la poule, les résultats. Chaque catégorie se coupe séparément.
- Un plafond quotidien limite le nombre de notifications : 5 par jour par défaut, réglable de 1 à 20, ou tout couper.
- Sur iPhone, les notifications n’arrivent qu’une fois le jeu installé.
2. Entrer dans une poule
Une poule, c’est une élection : sept sièges par défaut, un calendrier de quatorze jours, un seul élu. Vous y entrez par la file, par un lien d’invitation ou en lançant la vôtre.
Les sièges
- Une poule compte de 3 à 7 sièges, 7 si rien n’est précisé. Tous les sièges sont toujours occupés : les humains présents, et des bots sur les sièges libres.
- Quand un humain arrive, un bot retire sa candidature et lui laisse son siège ; le fil l’annonce. Le favori renonce en dernier : une poule de deux humains joue toujours contre lui.
- Le fondateur peut agrandir sa poule jusqu’à 10 sièges ; au-delà de sept, les bots reprennent des profils déjà en lice.
- Une poule pleine d’humains n’a aucun bot.
Les six bots Règle du jeu
Les bots ne jouent pas en temps réel : chacun suit une courbe de terrain calculée à l’avance, bras droit compris, et répond aux questions, aux débats et aux offres selon son profil. Ils portent des partis inventés, et rien dans la poule ne les distingue d’un humain avant qu’on les voie jouer.
| Profil | Comment il joue | Cap | Au débat |
|---|---|---|---|
| Le favori | Trois séances par jour | Les deux plus gros électorats | Juste 6 fois sur 10 |
| L’outsider | Deux courtes séances par jour | Une niche : deux petits électorats | Juste 8 fois sur 10 |
| La girouette | Trois séances par jour | Change à chaque sondage défavorable | Juste 4 fois sur 10 |
| Le fraudeur | Trois séances par jour, tente trois manœuvres | Au hasard | Juste 6 fois sur 10 |
| Le notable | Ses permanences, sans éclat | Les deux plus gros électorats | Juste 7 fois sur 10 |
| Le tribun | Un grand meeting chaque soir, rien le reste du temps | Une niche | Juste 3,5 fois sur 10 |
- Les bots répondent aux questions d’actualité selon leur cap, donnent leur consigne de vote au finaliste le plus proche, publient un programme, acceptent ou refusent les pactes et les tractations (ils n’en proposent pas), réagissent aux unes et lancent des duels. Ils ne sabotent pas et n’écrivent pas dans le chat.
- Un bot finaliste accepte toujours un ralliement ; un bot débauché de son bras droit continue sur sa courbe.
Les trois portes d’entrée
- Commencer la partie : la file publique vous place dans la poule ouverte la plus récente qui a encore un siège, parmi celles lancées depuis moins de quatre jours. S’il n’y en a pas, une nouvelle poule est lancée pour vous. Un nom de parti déjà pris dans une poule vous envoie dans la suivante.
- Rejoindre par code : un lien d’invitation (ou le code de la poule) vous mène dans une poule précise, tant que ses candidatures sont ouvertes. Un nom de parti déjà pris y est refusé.
- Lancer une poule : publique (la file la remplit) ou privée (seul le code y mène), avec le nombre de sièges de votre choix.
Le fondateur et les réglages
- Le fondateur est le plus ancien humain encore en lice. S’il quitte la poule, le suivant hérite de ses réglages.
- Depuis « Réglages », il agrandit la poule, et chacun y trouve l’invitation (tant que les candidatures sont ouvertes) et le renommage du parti.
- Chacun décide d’afficher ou non ses heures de connexion. Qui les cache ne voit plus celles des autres.
Quitter sa poule
- Tout joueur peut quitter sa poule : il renonce, ses électeurs se dispersent, et le fil le dit.
- Avant le premier tour, un bot reprend son siège, avec un profil absent de la poule et un nom de parti jamais porté.
- Un finaliste qui part fait repêcher le troisième du premier tour.
- On ne revient pas dans une poule quittée ; on en rejoint une autre.
L’avance est réelle
- La poule se lance dès le premier humain : il joue tout de suite, seul face aux bots, et prend de l’avance.
- Les suivants entrent jusqu’à la clôture des candidatures, le jour 4 à 20 h. Après, le plateau ne bouge plus.
- Pas de rattrapage : le retardataire entre dans l’étape du jour, avec son échéance. Deux choses seulement atténuent l’écart : le capital électoral est en logarithme (trois jours d’avance ne font pas trois fois plus d’intentions), et les échéances déjà passées ne lui valent ni bonus ni malus.
Le sommeil
- Un joueur sans relevé ni action pendant 48 h, avant le premier tour, confie sa campagne à son équipe. Le fil l’annonce.
- L’équipe joue son terrain à 70 % du rythme de l’outsider, garde son cap, répond aux questions d’actualité sans jamais le contredire, et répond aux débats.
- Au moindre signe de vie, le joueur reprend la main. On ne s’endort plus après le premier tour.
Le terrain vous suit
- Votre terrain (clics, militants, caisse) vit dans le navigateur et se sauvegarde seul. Il est aussi gardé par le serveur pour vous suivre d’un appareil à l’autre : le plus avancé gagne (l’étape, puis les contacts, puis le plus récent).
- Hors ligne, l’équipe continue de travailler : à plein régime pendant 2 h, puis au quart, et plus du tout au-delà de 24 h d’absence.
3. Le calendrier
Toute la poule vit à l’heure de Paris. Les résultats tombent à 20 h, comme à la télévision. Le jour du lancement est le jour 0.
Les rendez-vous
| Quand | Quoi |
|---|---|
| Jour 1, 20 h | Première question d’actualité |
| Jour 4, 20 h | Clôture des candidatures |
| Jour 5, 20 h | Échéance des parrainages |
| Jour 7, 20 h | Premier débat (24 h pour répondre) |
| Jour 9, 20 h | Premier tour : deux qualifiés |
| Jour 11, 20 h | Débat des finalistes ; fin des consignes de vote et des ralliements |
| Jour 13, 20 h | Second tour : un élu |
- Les questions d’actualité tombent les jours 1, 3, 5, 6, 8, 10 et 12, à 20 h, et restent ouvertes 24 h.
- Les sondages sont publiés trois fois par jour, à 8 h, 13 h et 19 h, à partir du lendemain du lancement et jusqu’au second tour, sauf pendant la réserve électorale.
- Les questions des jours 8 et 12 tombent dans la réserve : elles ne sont pas posées.
La réserve électorale Règle réelle
- La veille du scrutin, la campagne s’arrête : plus de tracts, plus de propagande en ligne, plus de réunion électorale. La veille et le jour du vote, aucun sondage ne peut être publié ni commenté, et aucun résultat ne sort avant 20 h.
- Dans le jeu, la réserve dure 24 heures avant chaque tour : du jour 8 à 20 h au jour 9 à 20 h, puis du jour 12 à 20 h au jour 13 à 20 h. Aucun sondage gratuit n’y paraît, et le baromètre reste figé à sa dernière mesure.
- Rien n’est bloqué. Annoncer une mesure, publier un communiqué, interpeller, frapper à une porte, lancer un duel, monter une opération, enfoncer le couteau, publier un dossier ou son programme restent possibles, mais c’est une infraction.
- La Commission de contrôle relève une infraction sur deux : crédibilité −5, devant tout le monde. Le soir du vote, le Conseil constitutionnel retranche 0,5 point par infraction relevée.
- Le bras droit se tait pendant la réserve, et les bots aussi, sauf le fraudeur et l’outsider : ils frappent aux portes jusqu’au bout, à leurs risques.
- Les sondages achetés restent permis : ils ne sont pas publiés. Pendant la réserve, un sondage belge s’achète 500 000 €, à ±2 points. En 2012, des médias belges et suisses publiaient les estimations françaises avant 20 h. Le relayer mobilise vos électeurs (+1,5 point), mais l’infraction est toujours relevée.
Source : Code électoral, art. L49 ; loi n° 77-808 du 19 juillet 1977, art. 11 (75 000 € d’amende pour un sondage publié pendant l’interdiction).
Les étapes du terrain
Le calendrier ouvre les étapes ; avant le premier tour, une jauge pleine permet aussi de passer à la suivante sans attendre. Les étapes ne reviennent jamais en arrière.
| Étape | S’ouvre au plus tard |
|---|---|
| Annoncer sa candidature | Lancement |
| Bâtir le mouvement | Jour 1, 8 h |
| Lever des fonds | Jour 2, 8 h |
| Les 500 parrainages | Jour 4, 8 h |
| Le seuil des 5 % | Jour 5, 20 h |
| La campagne officielle | Jour 6, 20 h |
| Le premier tour | Jour 8, 20 h |
| L’entre-deux-tours | Jour 9, 20 h |
| Le second tour | Jour 12, 20 h |
L’échéance des parrainages
- Au jour 5 à 20 h, la jauge des parrainages est relevée : pleine, +1 point d’intentions ; à moins de la moitié, −2 points.
- Un candidat entré après le début de l’étape n’est ni récompensé ni puni.
4. Le terrain
Le terrain, c’est le moteur de la campagne : chaque clic sur « Convaincre » gagne des contacts, les militants travaillent à des postes, les opérations de campagne produisent un temps, et tout cela nourrit votre capital électoral.
Contacts et militants
- Chaque contact gagné va au scrutin. Une petite part de vos contacts devient militants, et certaines unes en amènent d’autres.
- Les militants ne s’achètent pas : vous les affectez aux postes, au curseur. Un poste rapporte de moins en moins par tête à mesure qu’on l’empile ; tout l’intérêt est de répartir.
- Les postes : permanence au QG, tractage au marché, porte-à-porte, comité local (qui forme), cellule riposte, antenne départementale (qui forme), démarcher les maires, réseau des élus locaux, caravane de campagne, assesseurs.
- Trois postes suivent le calendrier : les maires pendant les parrainages (jusqu’à +50 % de production), la cellule riposte contre les coups durs (elle pare seule jusqu’à 60 % des fois) et enquête sur les rivaux, les assesseurs aux tours (jusqu’à +20 %). Hors de leur saison, leurs militants sont rendus libres.
- Le meeting éclair : un micro surgit de temps en temps ; le prendre multiplie vos clics par 10 pendant 20 secondes.
- La série : chaque jour consécutif de visite ajoute 5 % de production, jusqu’à +50 %.
- Trois missions du jour, renouvelées chaque matin, rapportent une récompense chacune ; les trois récupérées, le point du matin du lendemain compte double.
Le cap et les sept électorats
- Sept électorats se partagent la poule : écologie, pouvoir d’achat, contrôle de l’immigration, sécurité, santé, services publics, retraités.
- Le poids de chaque électorat (sa part des exprimés) est tiré au lancement de la poule dans une fourchette plausible, et caché : seuls les sondages payants le révèlent.
- Votre cap, ce sont deux électorats. 60 % de vos contacts vont à ces deux-là, les cinq autres se partagent le reste.
- Le capital qui compte face aux autres est le logarithme de vos contacts dans chaque électorat : doubler l’effort ne double pas la part. Un joueur modéré reste dans la course, un acharné ne l’emporte pas d’office.
- Chaque gain est multiplié par votre crédibilité : de ×0,3 à crédibilité nulle jusqu’à ×1 à 100.
- Vous pouvez aussi annoncer des mesures, gratuitement et autant qu’il vous plaît : chacune contente un électorat et en froisse un autre. La presse les relaie dans la poule. Ce qui se paie, c’est la crédibilité (section suivante). Les annonces payées avant la règle du 16 octobre (midi) sont remboursées en caisse et retirées des dépenses comptées au plafond : une ligne « Remboursement des mesures du programme » l’inscrit au relevé, et la une du Bulletin du jeu donne la somme.
- Changer de cap se voit et se paie (section suivante).
La crédibilité
Un indice public, de 0 à 100, affiché à côté de chaque candidat. Départ : 70.
| Événement | Crédibilité |
|---|---|
| Changer de cap | −10, puis −20 si un second changement suit dans les 48 h |
| Réponse d’actualité qui contredit le cap | −5 |
| Mesure annoncée qui contredit le cap | −5 |
| Mesure qui défait une annonce des 48 h (l’une conquiert un électorat, l’autre le froisse autant) | −10 |
| Chaque annonce au-delà de 3 en 24 h | −2 |
| Mesure qui sert le cap ; mesure dont l’électorat visé est servi par le programme publié | +1 chacune, +2 au plus par 24 h |
| Affaire révélée | −10 |
| Renommer le parti (après le premier, gratuit) | −10 |
| Journée sans changement de cap ni contradiction | +2 |
| Journée de terrain à la main (au moins 20 % de ce que fait le bot le plus faible) | +1 |
| Bon débat (au moins 3 bonnes réponses sur 5) | +3 |
- La crédibilité multiplie vos gains de contacts, règle les reports de voix que vous recevez au second tour, et la portée de votre consigne si vous êtes éliminé.
- Un candidat peu crédible ou qui ne fait plus campagne tient mal ses électeurs : c’est chez lui que les autres les prennent d’abord. Cette « prise » perd jusqu’à 30 % à crédibilité nulle, et jusqu’à 30 % encore pour un candidat inactif depuis 24 h (le compte commence après 3 h sans jouer).
La reconquête des indécis
- Les points perdus (affaires, couteaux, duels, débats, sanctions) ne disparaissent pas : ils vont chez les indécis.
- Ce réservoir se vide de moitié par jour vers les candidats qui font campagne, au prorata de leur terrain des dernières 24 h — celui qui les a perdus comme ses rivaux. Une perte n’est jamais définitive.
Les unes
- Des unes de presse surgissent tout au long de la partie : des bonus à saisir, des fausses nouvelles à démentir, des dilemmes à deux options, des coups durs à parer, des dons interdits à encaisser ou non. Elles rejoignent votre collection.
- Certaines sont rares, légendaires ou exceptionnelles ; les raretés jamais croisées restent masquées dans la collection.
- Une citation signée d’une personne réelle est toujours réelle et sourcée ; une déclaration inventée vient d’une voix anonyme.
Les coups durs
- Un coup dur (« Incident fâcheux », « Malédiction ») ignoré porte en plein : la production tombe un moment, l’étape perd de l’effort, des militants s’en vont. Une réaction à temps limite les dégâts : moitié moins de baisse, moitié moins longtemps, pas de terrain perdu, deux fois moins de départs.
- La cellule riposte pare seule un coup dur laissé sans réponse, jusqu’à 60 % des fois selon ses militants. Un bras droit agressif ajoute 15 points de parade ; un vieux briscard pare seul la moitié des coups durs.
- Une tentative d’assassinat existe parmi les unes exceptionnelles : elle s’annonce en « Flash spécial ».
5. Le porte-à-porte
À partir du seuil des 5 %, vous frappez à des portes chez un rival. Derrière, des électeurs acquis à lui ; vous posez des cartes pour les faire basculer. Gagné : vous les lui prenez. Perdu : vous lancez le dé pour filer, et si la fuite rate, vous prenez le gage écrit sur la porte.
Frapper
- On vise un rival. Sa place au sondage du matin durcit la porte : +2 pour le meneur, +1 pour le deuxième. Si son cap est connu, la porte se tire dans ses électorats.
- Chaque porte se paie en liquide, hors des comptes : 50 000 € au seuil des 5 %, 50 000 de plus par étape, +25 % pour chaque porte déjà frappée dans l’étape — mais jamais plus de 5 % de votre caisse, ni moins de 10 000 €.
- Une porte est une fraude : une chance sur dix que Mediapart la publie. Publiée, elle coûte 2 points d’intentions, mais le compte de campagne n’est pas rejeté pour autant.
- Seule la cellule riposte de la victime peut trouver une porte, et dans les 24 h.
Le duel devant la porte
- Quinze portes existent, deux par électorat au moins : un groupe, une résistance (qui monte d’un cran à chaque étape après le seuil des 5 %), un gage.
- Votre force de départ : le rang de l’étape, +2 si votre cap pousse l’électorat de la porte, −2 s’il le froisse.
- Trois cartes servies à la première porte ; une piochée à chaque porte frappée et à chaque porte gagnée ; cinq en main au plus.
| Carte | Force |
|---|---|
| Un tract bien tourné | +1 |
| Le café offert au comptoir | +2 |
| Une promesse chiffrée | +2 |
| L’anecdote du grand-père | +3 |
| Le selfie avec la mascotte locale | +3 |
| Le chiffre qui tue | +4 si juste, −2 sinon |
| Un élu local vous accompagne | +4 |
| Le chasseur de têtes | 0 (débauche le bras droit du rival si la porte est gagnée) |
| Le tuyau à Mediapart | 0 (carte de défense, ne se pose pas devant une porte) |
- « Le chiffre qui tue » pose une question sur un vrai chiffre du site. Si la victime est connectée, elle répond aussi : le serveur tire les dés, et elle a 25 secondes.
- Le rival riposte, de 0 à +3 (il ne bouge pas, un haussement d’épaules du voisin, une rumeur, le maire qui roule pour lui).
- Force strictement plus grande : la porte est gagnée. Sinon, filer demande 5 ou 6 au dé ; raté, le gage tombe : une une humiliante qui coûte de 1 à 3 % de vos électeurs.
Le butin
- Avant d’affronter, vous choisissez le butin : les électeurs du rival, ou sa caisse.
- Électeurs : 3 % des siens, +1,5 % par tranche de 3 points de marge, 7,5 % au plus — et jamais plus d’un point d’intentions par porte. Ce que vous prenez, il le perd : la somme est nulle.
- Caisse : 4 % de la sienne, +2 % par tranche de 3 de marge, 10 % et 250 000 € au plus par porte ; ×1,5 chez un rival au moins deux fois plus riche que vous, ×0,5 chez un rival deux fois plus pauvre. Le butin arrive en liquide.
- Plafonds du jour : 5 points pris au plus par candidat, 5 points perdus au plus par victime, 15 % de sa caisse perdue au plus par victime.
La défense
- « Le tuyau à Mediapart » se joue de deux façons. En garde : invisible des rivaux, la prochaine porte gagnée chez vous tombe, puis la garde est consommée. En direct, depuis la fenêtre qui suit l’attaque : la porte tombe quelle que soit son issue, gage compris.
- Une porte tombée ne prend rien, coûte 2 points et de la crédibilité à l’attaquant, et ouvre une affaire publique.
- Une défense par jour, garde et direct confondus. La garde arrête aussi les bots.
Suivre en direct
- La victime connectée voit une fenêtre « En direct » : les cartes, la riposte, le dé, l’issue, coup par coup. Absente, elle retrouve un récapitulatif à son retour, avec « Rendre la pareille ».
- Les bots frappent aussi : le fraudeur et l’outsider, une porte par jour à 17 h, chez le meneur. Tous ensemble, ils ne lui prennent jamais plus d’un point par jour.
6. Les étapes de la campagne
De la candidature au second tour, chaque étape a sa jauge, et quelques rendez-vous tombent pour toute la poule au même moment.
Les 500 parrainages Règle réelle
- Il faut 500 présentations d’élus, venues d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer : la vraie règle.
- Pendant l’étape, des maires signent ou refusent, un message toutes les 5 à 15 secondes. Ce sont de vrais maires, tirés du Répertoire national des élus, en commençant par votre commune puis votre département. Un maire réfractaire peut revenir, jusqu’à trois passages.
- Ces messages sont décoratifs : la jauge seule compte. Envoyer des militants démarcher les maires l’accélère.
Source : loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962, art. 3.
Le programme et le contre-budget
Facultatifs, mais déterminants : la presse les juge, la note fait la crédibilité, et les électorats viennent ou s’en vont selon ce qu’on leur promet.
- Le programme : de 1 à 15 mesures du catalogue (la presse parle de catalogue au-delà de 12, de programme creux en deçà de 4), jusqu’à 3 promesses phares rattachées chacune à un électorat (elles comptent une fois et demie), et jusqu’à 2 attaques contre une mesure du programme publié d’un rival.
- Le contre-budget : les dix dossiers d’« À vous d’arbitrer », sur le projet de loi de finances pour 2027 (un projet, non voté), sans vote à l’Assemblée.
- Le crible, déterministe : financement sur 8 (à l’équilibre, 8 ; un point de moins tous les 5 milliards de déficit ; 4 au plus sans contre-budget), chiffrage sur 4, cohérence sur 4 (une mesure qui froisse votre cap, une promesse phare qui ne sert pas son électorat, une cible de déficit démentie), réalisme sur 4 (une mesure irréalisable, une illusion du contre-budget, plus de 60 puis 100 milliards remués, hors de 4 à 12 mesures).
- La note suit l’échelle des agences, de AAA à CCC, en treize crans. Le score sur 20 ne s’affiche jamais ; un « ? » dit comment la note se fait. Un article de jugement est publié.
- Les effets : jusqu’à 6 de crédibilité en plus ou en moins, et moins d’un point d’intentions, selon la note ; chaque électorat attiré ou froissé selon vos promesses, d’autant plus que la note est bonne et la crédibilité haute. Ils s’installent en 6 h (12 h pour une retouche).
- Les attaques : fondée, le rival perd 3 de crédibilité et 0,6 point qui passe chez vous ; infondée, elle se retourne : −4 de crédibilité pour vous et 0,2 point pour lui.
- Les retouches : trois par texte, la première gratuite, les suivantes −3 de crédibilité ; −6 par promesse phare retirée. Aucune retouche dans les 48 h qui précèdent un tour.
- Les relances de la presse, pour qui n’a rien publié : le programme aux jours 4 et 6 à 8 h, le contre-budget aux jours 5 et 7 ; −2 de crédibilité à la première, −3 à la seconde. Les rivaux ont 24 h pour en profiter, un point pris au plus par relance. Publié après la seconde relance, un programme ne porte plus qu’à 60 %.
- Chaque programme et contre-budget publié par un joueur paraît aussi dans le fil du trait d’union, au nom du parti, avec la mention qu’il s’agit d’une partie fictive.
| Réaction à une relance | Prix | Points pris |
|---|---|---|
| « Où est le programme ? » (tweet) | 0 € | 0,1 |
| Conférence de presse | 80 000 € | 0,3 |
| Défi : programme contre programme | 150 000 € | 0,5 (une chance sur 3 d’en perdre 0,3) |
| Chiffrer ses promesses à sa place | 300 000 € | 0,8 (une chance sur 2 d’en perdre 0,5) |
| Laisser faire la presse | 0 € | 0, mais +3 de crédibilité |
Les questions d’actualité
- Sept dilemmes au fil des quatorze jours, les mêmes pour toute la poule, à 20 h, 24 h pour répondre. Des débats de société, sans chiffre.
- Chaque option déplace des électorats, de −2 à +2 crans, et peut contredire votre cap (−5 de crédibilité). Se taire ne coûte rien et ne rapporte rien.
- Les réponses de tous sont publiées à la clôture : on apprend où vont les rivaux.
Les débats
- Deux débats : le jour 7 pour tous, le jour 11 pour les deux finalistes seulement. Mêmes cinq questions pour toute la poule, tirées des budgets votés publiés sur le site, avec leurs sources ; 24 h pour répondre ; le second débat ne reprend pas les questions du premier.
- Chaque question touche un électorat quand son sujet s’y prête : une bonne réponse y fait gagner, une mauvaise (ou pas de réponse) y fait perdre.
- À la clôture, le classement est publié : le premier gagne 1 point d’intentions, le dernier en perd 1. Au moins 3 bonnes réponses sur 5 : +3 de crédibilité.
- Ne pas répondre, c’est tout faux.
Le premier tour
- Le jour 9 à 20 h, les parts du moment deviennent le résultat. Les deux premiers se qualifient ; à égalité, l’ordre d’inscription tranche.
- Les éliminés restent dans la partie : ils donnent une consigne de vote (pour un finaliste, ou le vote blanc) jusqu’au jour 11 à 20 h, et peuvent se rallier à un finaliste comme bras droit (chapitre 8).
Les reports de voix
- Électorat par électorat, les voix d’un éliminé vont au finaliste qui y pèse le plus, à hauteur de la crédibilité de ce finaliste ; le reste s’abstient.
- Sa consigne déplace en plus une part de ses voix — 30 % à crédibilité pleine, moins si elle est entamée — vers le finaliste choisi, prise sur l’autre et sur l’abstention. Le vote blanc envoie cette part à l’abstention.
- L’étude de report, payante, dit où iraient ces voix.
Le second tour
- Le jour 13 à 20 h, les parts des deux finalistes sont rejouées avec le capital acquis pendant l’entre-deux-tours (le terrain compte encore), les reports et le débat des finalistes. Le plus haut est élu ; à égalité, l’ordre d’inscription.
- Un plancher de 0,5 point protège tout candidat en lice des sondages à zéro.
7. Les finances
La caisse se remplit de dons bornés et de prêts, se vide en opérations, et doit rester sous un plafond légal. Au-delà, le compte est rejeté. Il reste la caisse noire… et Mediapart.
Les dons
- Le potentiel de dons croît avec vos contacts et plafonne à 4 M€. Une petite part arrive seule, jusqu’à 35 % du potentiel ; les appels aux dons vont chercher le reste.
- Le don d’une personne physique est plafonné à 4 600 € : la vraie règle.
- Un appel lancé il y a peu rapporte moins (moitié juste après, plein au bout de deux heures de jeu). Une affaire révélée divise par deux ce que rapportent les appels.
| Appel | Prix | Part du potentiel restant | Quand |
|---|---|---|---|
| Lettre aux sympathisants | 40 000 € | 12 % | Toutes les heures de jeu |
| Cagnotte en ligne | 0 € | 5 % | Toutes les 20 minutes de jeu |
| Dîner de soutien | 25 000 € | 18 % | Une fois par étape ; −2 de crédibilité |
| Quête au meeting | 0 € | 4 % | Pendant un meeting |
Source : code électoral, art. L52-8 (le plafond des dons).
L’épargne du candidat Règle du jeu
- Au premier pas de jeu, vous recevez une épargne personnelle tirée entre 350 000 € et 700 000 €.
- Elle se place en prêtant à des PME sur Bien Prêter, à 13 % par an, pour 1, 3 ou 7 jours (un an de Bien Prêter vaut sept jours de campagne). Sur un an, une chance sur cinq qu’une PME fasse défaut, ce qui emporte 20 % de la mise.
- Ce qui revient se verse à la campagne en apport personnel. Le lien proposé est un lien de parrainage ; il y a un risque de perte en capital.
Les prêts
- Avant les 5 %, aucune banque ne prête sur le remboursement de l’État. Un prêt relais avance la moitié de vos promesses de dons, à 4 %, jusqu’à 1 M€ ; la ligne se ferme quand les vrais prêts s’ouvrent.
- Au seuil des 5 %, le parti prête 6 M€, une fois, sans intérêt.
- Trois banques inventées prêtent selon votre note de crédit (A, B, C ou D : vos chances de passer 5 %, votre dette, un plafond franchi, vos affaires), jusqu’à une part du remboursement attendu. Le taux affiché se négocie : trop bas, la banque ferme son guichet jusqu’au prochain rendez-vous, une demi-heure de jeu plus tard.
- Le découvert : au-delà de la caisse, le banquier accorde selon la note (A : 3 M€, B : 1,5 M€, C : 500 000 €, D : rien), dès le seuil des 5 %, avec 1 % d’agios par jour. Il reste dû en fin de partie.
- Dans la caisse noire, une banque russe prête 5 M€ à 1 %. C’est interdit (un candidat ne peut emprunter qu’à une banque de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen) : une fraude, avec une chance sur trois que Mediapart la sorte.
Les opérations de campagne Règle du jeu
Un prix fixe, un effet qui dure puis s’arrête. Les prix viennent des comptes de 2022 quand ils sont publiés, d’un ordre de grandeur sinon.
| Opération | Prix | Durée |
|---|---|---|
| Tracts et affiches | 300 000 € | 3 jours |
| Équipe numérique | 50 000 € | 7 jours |
| Meeting de salle (1 000 personnes) | 15 000 € | 6 h, jusqu’à 3 à la fois |
| Meeting au Zénith (6 000 personnes) | 65 000 € | 8 h |
| Un million de SMS | 170 000 € | 24 h |
| Campagne officielle à la télévision | 0 € | Pendant la campagne officielle, à égalité pour tous |
| Grand rassemblement (plus de 10 000 personnes) | 1 000 000 € | 8 h |
Le plafond, le remboursement, le Trésor Règle réelle
Les vraies règles, reprises telles quelles (plafonds de 2022).
| Règle | Montant |
|---|---|
| Plafond des dépenses, candidat du premier tour | 16 851 000 € |
| Plafond pour chacun des deux finalistes | 22 509 000 € |
| Remboursement au-delà de 5 % des suffrages exprimés | 47,5 % du plafond |
| Remboursement en dessous de 5 % | 4,75 % du plafond |
| Compte rejeté (plafond dépassé, ou affaire révélée) | Aucun remboursement |
| Dépassement constaté | Une somme égale, reversée au Trésor public |
- Le plafond du second tour s’applique dès que vous êtes qualifié. Le remboursement ne dépasse jamais vos dépenses ni vos prêts.
- Au mur du plafond, une décision unique : déclarer le dépassement (compte rejeté, sans autre suite) ou le maquiller en fausses factures (une fraude ; jamais découverte, la Commission ne voit que le plafond).
- Le soir du second tour, la Commission rend un bilan par joueur : plafond, dépenses, remboursement, prêt à rendre, Trésor, et le solde. Ce solde vous suit à votre prochaine poule, en caisse s’il est positif, en dette sinon ; les premiers dons remboursent la dette avant de remplir la caisse.
Sources : mémento financier de la présidentielle 2022 ; loi n° 62-1292, art. 3 ; Conseil constitutionnel, décision n° 2013-156 PDR (chapitre 15).
La caisse noire Règle du jeu
- Toute fraude — un don interdit encaissé, des fausses factures, un salaire en liquide, un prêt russe, une porte — a une chance sur dix d’être découverte (une sur trois pour la banque russe, une sur deux pour McKinsey). Mediapart publie alors de 2 à 20 minutes plus tard, et chaque affaire coûte 3 points d’intentions jusqu’au second tour, 10 de crédibilité, et le compte est rejeté. Une fraude jamais découverte ne coûte rien.
- Les dons interdits se présentent en une, chacun une fois ; le plus gros, les millions d’un dictateur (2 M€), n’arrive qu’à partir des parrainages.
- Les rivaux peuvent aussi trouver vos fraudes avec leur cellule riposte (chapitre 10).
L’audit McKinsey
- À partir des parrainages, pour 3 M€ (comptés au plafond), le cabinet répartit vos militants entre les postes au mieux, une fois. Ensuite, vous réglez vous-même ; recommandable autant de fois que vous voulez.
- La version pro bono, dans la caisse noire, est un don en nature non déclaré : une chance sur deux d’être découvert, une fois par campagne. Découvert, c’est l’affaire d’État (chapitre 10).
- Le conseil officieux : faire calculer la répartition au dehors et la recopier, c’est l’audit pro bono sans le payer. Une séance de réglages qui amène au moins 4 postes à 3 % de l’optimum en partant d’au moins 2 postes à plus de 15 % d’écart, avec au moins 2 000 militants, sans audit commandé entre-temps, compte comme la version pro bono — avec sa chance sur deux.
8. Le bras droit
Quelqu’un qui appuie sur « Convaincre » à votre place, aux heures de bureau, contre un salaire — et qui gaffe. Il arrive avec le succès du 1 000ᵉ clic.
Qui il est
- Neuf profils, aux noms fictifs : fidèle, calculateur, sympathique, orateur, agressif, bourreau de travail, ambitieux, vieux briscard, stagiaire. Chacun a sa cadence, ses gaffes, sa loyauté et un trait qui le distingue (l’agressif pare 15 points de plus à la riposte, le calculateur n’annonce jamais de mesure malvenue, le fidèle gagne un point de loyauté par journée, l’ambitieux clique 10 % de plus par étape franchie et prête l’oreille aux rivaux).
- Il travaille de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, heure de Paris, hors ligne compris, rien la nuit. Le bourreau de travail tient de 7 h à 23 h, avec 25 % de gaffes en plus par jour d’affilée et un burn-out au cinquième jour, sauf jour de repos.
- Un de ses clics vaut 65 % d’un des vôtres. Cliquer en même temps que lui fait monter un multiplicateur.
- Payé, et pendant que vous êtes en ligne, il annonce vos mesures : une qui sert votre cap ou votre programme, jamais deux en deux heures, jamais la troisième du jour, qu’il vous laisse.
Le salaire
| Cran | Clics | Gaffes | Salaire |
|---|---|---|---|
| Modeste | ×0,6 | ×0,5 | 25 % de ce que ses clics rapportent en dons |
| Correct | ×1 | ×1 | 50 % |
| Pont d’or | ×1,8 | ×2,5 | 100 % |
- Embaucher coûte dix minutes de son salaire ; licencier, autant d’indemnités. Le salaire est compté au plafond ; le payer en liquide est une fraude.
- Un arriéré de salaire l’arrête.
Les gaffes
- Une gaffe courante coûte 1 % de vos électeurs, une bourde 3 %, une gaffe monumentale 7 %. Avant le seuil des 5 %, c’est une part de la jauge de l’étape ; en poule, c’est aussi une part de vos contacts.
- Les conséquences restent cachées jusqu’à votre choix : le couvrir, ou le lâcher — ce qui divise la perte par deux. En ligne, l’alerte attend votre décision ; hors ligne, le QG le couvre d’office.
- En ligne, une bourde sur deux est une mauvaise mesure annoncée sans vous, qui contredit votre cap ou défait une annonce récente : la crédibilité paie en plus. Jamais chez le calculateur.
Le débauchage
- En poule, le bras droit de chacun est public. La carte « Le chasseur de têtes », posée devant une porte gagnée chez un rival qui a un bras droit, lui fait une offre.
- Il accepte avec une chance égale à 1 moins sa loyauté (le fidèle dit non 95 fois sur 100, l’ambitieux 40 fois). Accepté, il emporte 35 % des électeurs qu’il avait rapportés, un point d’intentions au plus, de la victime vers vous.
- Chez vous, il arrive au cran correct avec la prime d’une surenchère (salaire ×1,5) ; chez la victime, il part sans indemnités. Une offre par candidat et par jour ; une même victime ne perd pas plus d’un point par jour en débauchages.
Le ralliement des éliminés
- Du soir du premier tour à la fin des consignes (jour 11, 20 h), un éliminé offre ses services à un finaliste, une offre à la fois. Un bot accepte tout de suite ; un humain accepte ou refuse. Sans réponse, l’offre tombe ; un refus est définitif.
- Rallié, ses contacts vont au finaliste à 65 %, ses portes frappent pour lui, jamais chez lui, et sa consigne va à lui.
- Le soir du second tour, l’équipe de l’élu entre au gouvernement : celui qui a apporté le plus de contacts part pour Matignon, les autres sont ministres. Une carte de partage le dit.
9. Les interactions entre joueurs
Une poule, c’est aussi une table de négociation. Tout ce qui se dit dans le salon se voit ; les apartés restent entre deux joueurs.
Le chat
- Le salon n’ouvre que si la poule compte au moins deux humains en lice ; seul contre des bots, pas de chat. Il est ouvert aux éliminés, qui y négocient leur consigne.
- Écrire demande une adresse e-mail sur le compte. Les messages font 280 caractères au plus.
- Répondre en citant, mentionner par @pseudo, réagir en un mot : « Bien vu », « Touché », « Mensonge ! », « Démission ! ». Pas d’emoji.
- Les dépêches du fil (sondages, affaires, portes, pactes) s’intercalent entre les messages : les 30 dernières, ou celles des douze dernières heures.
- Les apartés sont des conversations privées avec un humain en lice. Seul le destinataire peut les signaler.
- Les bots n’écrivent pas.
Les pactes de non-agression
- Proposé en aparté, un pacte interdit à chacun, envers l’autre, une ou plusieurs clauses : le porte-à-porte, la dénonciation d’un dossier, la riposte, le débauchage du bras droit.
- Durée : 1 jour, 3 jours, ou jusqu’au premier tour. Secret ou annoncé dans le fil. Une proposition sans réponse tombe au bout de 24 h.
- Le rompre fait la une (« Coup de poignard ») et coûte 10 de crédibilité à qui rompt.
- Un bot signe avec une chance de 80 % si vous êtes derrière lui, 35 % si vous le menacez.
Les tractations
- Avant le premier tour, l’un paie tout de suite (jusqu’à 5 M€ ou 2 000 militants), l’autre promet que, s’il est éliminé, sa consigne ira au payeur, et/ou qu’il se ralliera comme son bras droit.
- Gravé au soir du premier tour : la promesse s’applique seule, l’éliminé ne peut plus la changer. Rien n’est dû si le promettant passe ou si le payeur n’est pas finaliste. La première tractation signée l’emporte.
- Un bot accepte selon la valeur offerte (de 15 % à 90 %, le plein à 1,5 M€), tient toujours parole et ne paie jamais. Une proposition sans réponse tombe au bout de 24 h.
L’interpellation publique
- Pour 60 000 €, une par jour, vous interpellez un rival sur l’un de ses électorats : quatorze questions existent, deux par électorat, chacune une fois par poule.
- L’interpellé a 24 h. Deux réponses de fond déplacent des électorats comme une question d’actualité (et peuvent contredire son cap) ; la troisième retourne l’attaque : un point de moins pour chacun. Se taire coûte 2 points.
- Un bot répond tout de suite.
Le communiqué de presse
- Pour 80 000 €, un par jour, une phrase de 160 caractères au plus, en appel au rassemblement, en riposte ou en démenti. Relu avant parution, affiché en tête de la page pour toute la poule. Sans effet sur le vote : c’est la parole des candidats.
Signaler, et ce qui s’ensuit
- Chaque message porte un bouton « Signaler », avec un motif (insulte, harcèlement, accusation sans source, démarchage, données personnelles, autre). Le message signalé disparaît aussitôt pour qui signale. Un compte signale un même message une fois, et dix messages par jour au plus.
- Trois signaleurs différents dans une poule rendent l’auteur muet dans cette poule jusqu’à la décision de la rédaction. Il continue de jouer.
- Bannir du chat : il lit, il n’écrit plus, il continue de jouer. Rien n’est annoncé.
- Bannir du site : compte bloqué, et le candidat est exclu de la course à la une (le motif n’est jamais écrit). La poule continue sans lui ; ses électeurs vont au candidat le plus proche politiquement, à 80 %, le reste s’abstient. Un finaliste exclu entre les deux tours fait repêcher le troisième. Si le dernier humain est exclu, la poule s’arrête sans élu.
10. Les unes et les affaires
Tout ce qui frappe un candidat fait la une devant toute la poule — et les rivaux ont douze heures pour enfoncer le couteau.
Mediapart
- Chaque fraude du terrain a sa chance d’être publiée (chapitre 7). Dans la poule, l’affaire coûte 3 points d’intentions et 10 de crédibilité, devant tout le monde.
- Une affaire ajoute 0,6 point d’abstention au corps électoral ; un débat en retire 1.
Les manœuvres Règle du jeu
Des fraudes et des complots qui rapportent des électeurs tout de suite — et qui peuvent sortir. Payées par la caisse, hors plafond : c’est caché.
| Manœuvre | Prix | Dès | Gain | Chance que Mediapart la sorte |
|---|---|---|---|---|
| Acheter un fichier d’électeurs à un courtier | 60 000 € | Le mouvement | +2,5 pts | 10 % |
| Une armée de faux comptes sur les réseaux | 150 000 € | Les fonds | +3 pts | 15 % |
| Pacte avec un patron de presse | 400 000 € | Seuil des 5 % | +3 pts | 15 % |
| Un sondage orienté, publié | 120 000 € | Seuil des 5 % | +2 pts | 12 % |
| Tricher sur le temps de parole | 250 000 € | Campagne officielle, jusqu’au premier tour | +2,5 pts | 20 % |
| Acheter des voix, enveloppes à la main | 300 000 € | Campagne officielle | +3 pts | 20 % |
| Fausses procurations en maison de retraite | 200 000 € | Entre-deux-tours | +5 pts au second tour | 20 % |
| Des barbouzes au QG d’un rival | 180 000 € | Parrainages | Son cap et tous ses dossiers | 25 % |
- Mediapart publie entre 4 et 30 heures après les faits. Une manœuvre sortie coûte 3 points et 10 de crédibilité, une seule fois.
- Les complices sont des fonctions, jamais des noms.
- Le fraudeur tente trois manœuvres ; le favori, une fois sur deux, son pacte avec la presse ; les autres bots restent propres.
Les enquêtes et la dénonciation
- Chaque relevé transmet le nombre de militants de votre cellule riposte. Heure après heure, elle a une chance de trouver chaque manœuvre et chaque fraude du terrain de chaque rival, d’autant plus grande qu’elle est nombreuse (la chance est à moitié vers 8 000 militants).
- Ce qu’elle trouve devient un dossier privé : vous choisissez quand le dénoncer. Dénoncé, il coûte au rival autant qu’une révélation de Mediapart. Les bots dénoncent tout de suite.
- La note de la cellule riposte, gratuite, une par étape, révèle le cap d’un rival ; il faut 200 militants à la riposte.
Le couteau des rivaux
Toute une qui frappe un candidat (affaire, révélation, épisode, sanction) ouvre douze heures pendant lesquelles chaque rival peut réagir, une fois. Un point pris au plus par une, tous rivaux confondus.
| Réaction | Prix | Points pris | Risque |
|---|---|---|---|
| Un tweet assassin | 0 € | 0,1 | — |
| Conférence de presse | 80 000 € | 0,3 | — |
| Exiger sa démission | 150 000 € | 0,5 | Une chance sur 3 d’en perdre 0,3 (acharnement) |
| Porter plainte | 300 000 € | 0,8 | Une chance sur 2 d’en perdre 0,5 (instrumentalisation) |
| Se taire, la tête haute | 0 € | 0 | +3 de crédibilité |
- Les bots réagissent six fois sur dix, dans les sept heures.
L’affaire d’État
- L’audit McKinsey pro bono découvert ne sort pas en une seule une : un feuilleton de six épisodes, publiés 0, 8, 19, 29, 41 et 70 heures après la révélation (resserrés si le second tour approche) : Mediapart enquête, Mediapart révèle, la Commission saisit le parquet, le parquet national financier enquête, perquisition, commission d’enquête du Sénat.
- Chaque une coûte de 0,1 à 1 point d’intentions, tiré au sort, et 3 de crédibilité. Le feuilleton remplace les 3 points d’une affaire ordinaire. Chaque épisode s’ouvre au couteau des rivaux.
- McKinsey garde son vrai rôle : ses consultants conseillent ; la faute est celle du parti qui ne déclare pas le don.
Le cabinet noir Règle du jeu
L’éliminé que les deux finalistes ont refusé — ou laissé sans réponse à la fin des consignes — n’a plus de camp. Il lui reste jusqu’au second tour pour faire perdre quelqu’un.
| Opération | Effet | Soupçons |
|---|---|---|
| Enquêter | Sa cellule riposte compte triple contre la cible, 24 h | 0 |
| Confier un dossier à la presse, en off | La révélation sort, −3 pts à la cible | +15 |
| Pirater la messagerie | 400 000 € en caisse noire, 45 % de réussite : le cap de la cible | +25 |
| Fuiter les mails | La veille du second tour : −4 pts et −10 de crédibilité | +30 |
| Envoyer ses électeurs ailleurs | Sa consigne va à l’autre finaliste, ou au vote blanc | 0 |
| Débaucher les maires | −1 pt | +10 |
- Les soupçons montent et ne redescendent pas ; à 100, Mediapart le démasque seul.
- Le finaliste visé n’est prévenu que par ce qui sort à la une. Il peut alors accuser un éliminé, une fois, d’après des indices (fort à partir de 50 de soupçons, faible à partir de 20) : à tort, −15 de crédibilité ; à raison, il récupère jusqu’à 2 points et le saboteur est démasqué — cabinet fermé, amende de 800 000 € en dette sur sa poule suivante.
- Le soir du second tour, le saboteur jamais pris dont la cible perd d’un écart plus petit que ce qu’il lui a coûté est faiseur de rois.
- Les bots ne sabotent pas.
11. Les duels
Un candidat en défie un autre sur cinq questions chiffrées, sans réponses proposées. Le plus proche de la vraie valeur gagne la manche ; le duel va à qui gagne le plus de manches.
Lancer un duel
- 40 000 € par duel, trois par jour, à partir du jour 1 à 8 h.
- Le lanceur choisit l’enjeu : la crédibilité (5 gagnés par l’un, 5 perdus par l’autre) ou un point d’intentions pris au perdant. Égalité de manches : nul.
- Les questions viennent des budgets publiés sur le site, du quotidien (le prix d’un pain au chocolat, le RSA), des institutions, des affaires. Pas de doublon dans une poule.
- Un défi peut être retiré, remboursé, tant que personne n’a vu de question.
En direct ou en différé
- En direct, si l’adversaire est en ligne : il a 2 minutes pour relever le défi ; au-delà, le duel passe en différé. Les autres joueurs de la poule regardent, pronostiquent et réagissent.
- En différé : 24 h pour ouvrir la première question. Silence, c’est perdu.
- Dans les deux cas, chaque question laisse 45 secondes, l’une après l’autre ; une question expirée est une manche vide et la suivante s’ouvre. Quitter l’onglet pendant ses questions fait perdre les réponses restantes.
Les jokers
Un seul par duel, sur la question en cours.
- Appel au public : un public simulé de 20 personnes, plus les spectateurs du direct qui soufflent pendant 10 secondes, anonymement ; vous voyez la médiane et l’histogramme.
- Super Moit-Moit : une fourchette autour de la réponse.
- Appel à un ami : 10 secondes de plus.
Les bots défient aussi
- Chaque jour avant le premier tour, six fois sur dix, un bot vous défie en différé, entre 9 h et 21 h. Un bot sûr de lui mise un point, les autres la crédibilité. Le dernier bot que vous avez battu revient prendre sa revanche.
12. Sondages, statistiques et hémicycle
Les intentions de vote de la poule font 100 %. Les sondages les révèlent, avec du bruit ; les études payantes en disent plus, à celui qui paie.
Les sondages gratuits
- Trois fois par jour, à 8 h, 13 h et 19 h : les parts de chacun, avec un bruit de ±2 points, et la variation depuis le précédent.
- Entre les deux tours, le sondage ne parle plus que des deux finalistes.
- Un bruit par journée : les trois points d’un même jour se trompent dans le même sens.
Les études payantes Règle du jeu
| Étude | Prix | Ce qu’elle dit |
|---|---|---|
| Sondage par électorat | 150 000 € | La part de chaque candidat dans chaque électorat, et le poids des électorats, à ±1 point |
| Étude de report | 300 000 € | Entre les deux tours : où iraient les voix de chaque éliminé |
| Sondage belge | 500 000 € | Pendant la réserve électorale : les intentions de vote à ±2 points, une fois par réserve |
- Ces prix comptent dans le plafond des dépenses. Payer un sondage, c’est renoncer à un meeting.
Dans la poule, au national
- Deux chiffres portent le même nom. « Dans la poule » est votre part parmi les candidats de la poule ; elle fait 100 % avec les autres. « Au national » est votre part des exprimés : les candidats de la poule sont les grands candidats, et les petits prennent le reste — en 2022, les sept premiers ont fait 92,6 % des exprimés.
- La carte « Le corps électoral » découpe les inscrits en abstention, blancs et nuls, indécis, vous, les autres. C’est un modèle de jeu, calé sur les deux tours de 2022 : les indécis vont de 38 points à 7 avant le premier tour, puis de 22 à 5 ; une affaire ajoute 0,6 point d’abstention, un débat en retire 1, dans la limite de ±5.
Les joueurs et l’historique
- Le panneau « Les joueurs » montre, pour chacun : la présence (en ligne, vu à, temps de jeu, jours joués), le jeu (clics, messages, mesures), les attaques (portes, débauchages, dénonciations) et les sanctions. Le temps de jeu se lit dans les relevés : un onglet oublié ne compte pas. Les contacts des autres ne sont jamais montrés : les sondages payants les vendent.
- « En ligne » veut dire vu par le serveur depuis moins de 40 secondes.
- L’historique reprend tout ce que le fil dit de vous : vos coups, ce que vous avez reçu, les scrutins où vous figurez.
- À chaque retour après 20 minutes d’absence au moins, « Depuis votre dernière visite » vous montre, un par un, jusqu’à trois coups de rivaux qui touchent votre position, avec une riposte à portée de main.
Les bancs de l’Assemblée
- Au bas de la poule, une ligne par candidat le place sur les bancs de l’Assemblée, de gauche à droite, parmi les onze groupes actuels.
- Seul ce qui est public place un candidat : les mesures de son programme publié (chacune vient d’un parti d’origine) et son cap quand on le connaît. Rien de publié, cap inconnu : il n’est pas placé.
- C’est un repère de jeu, pas une mesure.
13. La fin de partie
Le soir du second tour, tout tombe en même temps : l’élu, le gouvernement, les comptes, les saboteurs, le classement.
La soirée électorale
- Un seul élu. Son équipe entre au gouvernement : le rallié qui a le plus apporté à Matignon, les autres ministres.
- La Commission rend un bilan par joueur, finalistes comme éliminés (chapitre 7). Le solde vous suit à la poule suivante.
- Les saboteurs sont jugés : démasqué ou non, et faiseur de rois si sa cible a perdu d’un écart plus petit que ce qu’il lui a coûté.
- Le classement final porte, pour chacun, le nombre de fois où il a été pris à tricher.
Les cartes de partage
- Cinq sortes de cartes : l’invitation dans la poule, un succès, une étape franchie, le classement, le gouvernement (vous à Matignon ou ministre). Tout tient dans le code de l’adresse : rien n’est enregistré, et une carte ne prouve rien.
- Le partage est discret partout, sauf pour l’invitation, qui a sa rangée de réseaux.
Les succès
- Des succès par famille — étapes, contacts, dons, unes, électorats, exploits — avec des raretés. Ils suivent votre compte d’une poule à l’autre, comme votre collection de unes.
- Certains sont secrets, comme « Affaire d’État ».
14. Les règles anti-triche
Le terrain tourne dans votre navigateur : le serveur ne voit que des déclarations. Il les borne, et il applique une règle simple : ce qui est acquis en trichant est gardé, mais coûte plus qu’il ne rapporte, et tout le monde le voit.
Ce que le serveur refuse de croire
- Un relevé de contacts à plus de trois fois le plafond plausible (la meilleure heure d’un bot, fois quatre, sur 24 h au plus).
- Une cellule riposte plus grosse que tous les militants qu’on peut avoir.
- Un bras droit plus loyal que son profil ne le permet.
- Une porte qui annonce plus que le jeu ne donne.
- Un robot au bouton : dix clics sans vrai geste, ou cent clics à moins de 5 % de variation d’intervalle sur le même pixel, pauses retirées. Le clavier n’est pas jugé, ni le pavé tactile qui tape.
- Un outil de développement, un réglage caché du navigateur, un champ que le jeu n’envoie jamais, une partie retouchée à la main dans le stockage (elle perd son sceau).
La sanction
| Ce qu’elle fait | Montant |
|---|---|
| Retire les contacts gagnés par la triche | Deux fois le gain |
| Retire les points pris par la triche | Deux fois le gain |
| Et en plus, comme une affaire | −3 points d’intentions, −10 de crédibilité |
| À la troisième sanction | Exclusion de la poule : ses électeurs s’abstiennent, personne n’en hérite |
- Le gain entre, puis ressort au double : le tricheur voit ses chiffres monter, puis tout le monde le voit payer. Les contacts retirés vont chez les indécis.
- Une tentative (retoucher les chiffres des rivaux dans le stockage) ne retire rien, mais l’événement est public (« pris la main dans le sac ») et la une s’ouvre au couteau. Elle ne compte ni pour l’exclusion ni dans le classement.
Publié partout
- La sanction est un événement du fil, avec les montants (« 40 000 contacts retirés, −3 pts d’intentions, crédibilité −10 »).
- Elle ouvre une une « Triche » dans la revue de presse, que les rivaux et les bots peuvent enfoncer au couteau.
- Elle passe en dépêche dans le chat, en notification à chaque joueur de la poule (le tricheur lit « Pris à tricher », les autres « X pris à tricher »), dans le fil du trait d’union au nom du parti, dans le classement (« pris à tricher ×2 ») et dans le panneau « Les joueurs ».
Bornes sans sanction
- Un budget serveur accordé à chaque candidat (ses dons possibles, ses prêts, son héritage, moins ce qu’il a dépensé) : une action payante au-delà est refusée.
- 600 actions et 300 portes au plus par candidat : un terrain assidu en est loin.
- Deux candidats sur la même adresse : rien ne passe de l’un à l’autre (portes, débauchage, consignes, reports, électeurs d’un exclu).
- La question du « chiffre qui tue » est tirée par le serveur : l’attaquant ne fournit ni l’énoncé ni la réponse.
Ce qui reste ouvert, assumé
- Le débat se répond à partir des données publiques du site : c’est un test de connaissance du site.
- Les cartes de partage se forgent : elles ne prouvent rien.
15. Ce qui est vrai, ce qui est inventé
Le candidat est fictif. Les chiffres suivants ne le sont pas : le jeu les reprend tels quels et les affiche comme vrais. Les plafonds sont ceux de 2022 ; ceux de 2027 seront fixés par décret avant le scrutin.
Les règles réelles Règle réelle
| Règle | Valeur | Texte |
|---|---|---|
| Présentations d’élus exigées | 500 | Loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962, art. 3 |
| Départements ou collectivités d’outre-mer d’origine, au moins | 30 | Même loi |
| Don maximal d’une personne physique | 4 600 € | Code électoral, art. L52-8 |
| Seuil qui ouvre le remboursement à 47,5 % | 5 % des suffrages exprimés | — |
| Remboursement au-delà du seuil | 47,5 % du plafond | — |
| Remboursement en dessous du seuil | 4,75 % du plafond | Loi n° 62-1292, art. 3 |
| Plafond des dépenses, premier tour (2022) | 16 851 000 € | Mémento 2022 |
| Plafond des dépenses, second tour (2022) | 22 509 000 € | Mémento 2022 |
| Dépassement constaté | Une somme égale au dépassement, versée au Trésor public | Loi n° 62-1292, art. 3 II ; décision 2013-156 PDR |
| Emprunt auprès d’une banque hors UE et EEE | Interdit | Loi du 15 septembre 2017 |
| Fin de la campagne | La veille du scrutin à 0 h | Code électoral, art. L49 |
| Sondages interdits de publication | La veille et le jour du scrutin | Loi n° 77-808 du 19 juillet 1977, art. 11 |
Les sources
- Préfecture de Loire-Atlantique, mémento financier de la présidentielle 2022 — les plafonds, le seuil et les taux de remboursement.
- Conseil constitutionnel, décision n° 2013-156 PDR du 4 juillet 2013 — le compte rejeté et la somme reversée au Trésor public (363 615 € pour la campagne de 2012).
- Les repères du corps électoral viennent des décisions du Conseil constitutionnel proclamant les résultats des deux tours de 2022 (premier tour, second tour).
- Les questions des débats et des duels viennent des budgets votés publiés sur le site, chacune avec sa source. Les maires des parrainages viennent du Répertoire national des élus. Le contre-budget part du projet de loi de finances pour 2027.
Tout le reste est inventé Règle du jeu
- Les prix des opérations, des manœuvres, des études, des duels ; les productions des postes ; les soutiens, les contacts et les militants ; les sept électorats et leurs poids ; les sondages ; les bots et leurs partis ; les banques (sauf l’interdiction d’emprunter hors d’Europe) ; les portes et leurs gages ; le cabinet noir.
- Les unes citent de vrais médias et de vraies personnalités dans leur propre rôle (publier, soutenir) ; aucun fait répréhensible inventé n’est jamais prêté à une personne réelle. McKinsey conseille, comme dans la réalité ; la faute est celle du parti fictif qui ne déclare pas le don.
- Les maires qui signent ou refusent sont de vrais maires, mais leur décision est tirée au sort : elle ne dit rien d’eux.
- Les programmes publiés dans le fil du trait d’union sont ceux d’un parti fictif, dans une partie de jeu : ils ne reflètent l’opinion de personne, et peuvent avoir été composés pour des électeurs simulés.