À la uneSortir des 35 heures : la proposition Retailleau déplace surtout la facture socialeExonérer de cotisations les heures au-delà de la trente-sixième peut augmenter le net et réduire le coût marginal du travail. Mais les 35 heures ne sont déjà pas un plafond et la Sécurité sociale doit être financée.À la une
À la uneSortir des 35 heures : la proposition Retailleau déplace surtout la facture socialeExonérer de cotisations les heures au-delà de la trente-sixième peut augmenter le net et réduire le coût marginal du travail. Mais les 35 heures ne sont déjà pas un plafond et la Sécurité sociale doit être financée.Derniers articles
TVA sociale : Mélenchon dit « jamais », mais le transfert fiscal a déjà commencéTaxer davantage la consommation pour alléger le travail : le mécanisme existe déjà en partie. Reste à savoir qui gagnerait, qui paierait et comment protéger les ménages modestes.
Pacte Dutreil : protéger les entreprises familiales sans signer un chèque en blancLe pacte Dutreil évite qu’une succession force la vente d’une entreprise, mais son coût a atteint un ordre de grandeur majeur et ses avantages sont très concentrés. Trois candidats proposent des contreparties différentes.
Non, Madame Le Pen, l’immigration ne coûte pas une fortune à notre système socialMarine Le Pen promettait 16 milliards d’euros d’économies annuelles sur l’immigration. Cela représente 1,72 % des prestations sociales françaises — et ce chiffre de campagne ne mesure même pas le coût net de l’immigration.Non, Édouard Philippe, la France ne finira pas « interdite bancaire » si la BCE brûle sa detteAu débat du Medef du 27 août 2026, Édouard Philippe a assuré que brûler la dette ferait finir la France « interdite bancaire ». La formule est fausse ; le miracle comptable vendu par Jean-Luc Mélenchon l’est aussi.
Électricité industrielle à 50 €/MWh : la promesse d’Attal a besoin d’un payeurGabriel Attal remet en avant un plafond d’environ 50 euros par MWh pendant dix ans pour les industriels qui se décarbonent. La stabilité serait utile, mais le plafond est inférieur au coût complet du nucléaire historique estimé par la CRE et son financement reste indéfini.
Le « salaire Brun » : augmenter le net en baissant la CSG, mais qui finance l’écart ?Philippe Brun propose une CSG plus faible sur les salaires inférieurs à 4 000 euros pour augmenter le net sans alourdir directement le coût employeur. Le gain est réel pour le salarié, mais il doit être compensé pour ne pas creuser les comptes sociaux.
Surtaxe des grands groupes en 2027 : l’impôt exceptionnel qui ne sait plus finirRoland Lescure juge difficile de supprimer en 2027 une contribution créée pour un an. Son rendement aide le budget, mais sa reconduction brouille la stabilité fiscale et reporte la question de fond : quelle recette ou quelle économie prendra le relais ?
La civilisation va-t-elle s’effondrer en 2040 ? La date n’est pas le problèmeLe modèle World3 ne fixe aucune date de fin du monde. Il montre cependant qu’une croissance matérielle prolongée dans un système fini peut conduire à un dépassement, puis à un déclin durable.
Plein-emploi en 2027 : avec 8,3 % de chômage, la promesse change de natureLe chômage au sens du BIT a atteint 8,3 % au deuxième trimestre 2026, contre 7,6 % un an plus tôt. L’objectif présidentiel de plein-emploi ne peut plus être évalué par le seul nombre d’inscrits à France Travail : il faut distinguer conjoncture, effets statistiques et création réelle d’emplois.
Loi d’urgence agricole : revenus, pesticides et eau ne se règlent pas avec le même outilLFI et les écologistes ont saisi le Conseil constitutionnel contre la loi d’urgence agricole, qu’ils jugent dangereuse pour la santé et l’environnement. Le texte répond à certaines contraintes de concurrence, mais mélange revenu agricole, pesticides, élevage et stockage de l’eau sans traiter leur cause économique commune.
Livret A à 1,7 % : le pouvoir d’achat de l’épargne face au coût du logement socialRoland Lescure a porté le Livret A à 1,7 % et maintenu le LEP à 2,5 % depuis le 1er août 2026. La décision protège mieux l’épargne liquide, mais rappelle que sa rémunération constitue aussi un coût de financement pour le logement social et l’investissement public.
RN : ses 18,9 millions d’euros de dettes expliquent-ils le refus des banques ?Le RN affirme ne trouver aucune banque française pour financer la présidentielle de 2027. Ses derniers comptes publics montrent 18,91 millions d’euros de dettes pour 7,91 millions d’euros d’actifs, un déséquilibre nettement supérieur à celui des autres grands partis.