Promulguée le 18 août 2026, la loi n° 2026-794 crée un droit à l’aide à mourir sous conditions et organise la procédure médicale permettant de l’exercer.
Impact financier
Impact budgétaire non chiffré
Nature du texte
Loi
Portée
Nationale
Où en est le texte ?
Déposé
Commission
1re lecture
Navette
CMP
Adopté
Constitutionnel
Promulgué (étape actuelle)
Ce que ça change
La loi n° 2026-794 du 18 août 2026 inscrit dans le code de la santé publique un droit à l’aide à mourir.
Les conditions
La demande est réservée aux personnes majeures, françaises ou résidant de façon stable et régulière en France, atteintes d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital en phase avancée ou terminale. La personne doit présenter une souffrance physique ou psychologique constante liée à cette affection, réfractaire aux traitements ou jugée insupportable, et être apte à manifester une volonté libre et éclairée.
La procédure
Le médecin saisi vérifie les conditions après une évaluation collégiale. La substance létale est en principe administrée par la personne elle-même ; un médecin ou un infirmier peut l’administrer lorsqu’elle n’est pas physiquement en mesure de le faire. Les professionnels de santé disposent d’une clause de conscience.
Argent public
Les sources retenues ne chiffrent pas le coût de mise en œuvre.
Calendrier et conclusion
Le Conseil constitutionnel a contrôlé le texte le 14 août 2026. La loi a été promulguée le 18 août et publiée au Journal officiel le 19 août. Elle crée donc bien un droit nouveau, mais seulement dans le cadre médical et procédural fixé par le texte.
Cette loi touche à des questions éthiques profondes et personnelles. Elle aborde les préoccupations liées à la dignité et au respect des souhaits individuels face à la souffrance terminale. Toutefois, elle impose aussi aux professionnels de santé un rôle délicat dans l'accompagnement de cette démarche, soulignant l'importance de l'éthique médicale et du soutien psychologique disponible.