Vie politique

Les affaires des partis, une par une

Les principales affaires judiciaires, une par une. Sourcées. Sans chercher à dire qu'un parti serait « plus corrompu » qu'un autre. L'aide publique annuelle est sur la page Partis politiques.

Dataset gelé au . Inclusion : dossiers sourcés, avec niveau de juridiction, finalité et date de vérification. Inventaire non compétitif des dossiers validés (44 sur 56). Ce n’est pas une mesure de corruption. Page en noindex tant que le modèle n’est pas validé.

Statut judiciaire vérifié au . Relecture affaire par affaire encore nécessaire. Une mise en examen n’est jamais une condamnation.

  • Famille RPR → UMP → LR : 9 validés / 11
  • Parti socialiste (PS) : 6 validés / 7
  • Famille FN → RN : 4 validés / 7
  • Famille LREM → Renaissance : 11 validés / 12
  • Famille MoDem / UDF : 0 validé / 1
  • Famille LFI / Parti de Gauche : 4 validés / 4
  • EELV / Les Écologistes : 3 validés / 4
  • PCF : 1 validé / 2
  • Reconquête : 6 validés / 8
Règles de la page
  • Aucune photo. Le nom, le parti, l'affaire, le statut et une source.
  • Chaque affaire distingue si le parti lui-même est mis en cause, un dirigeant, ou un élu à titre individuel.
  • Les qualificatifs juridiques sont verrouillés : condamnation, relaxe, acquittement, mise en examen, classement sans suite, etc.
  • Même exigence de preuve et de sourçage pour tous les partis.

Dossiers suivis

56

Validés

44

sur 56

Partis concernés

9

Base des affaires, une par une

7 affaires — ouvrez un dossier pour le détail.

Parti socialiste (PS)Condamnation définitive

Affaire Urba

Implication partielle

Henri Emmanuelli (trésorier du PS)

De 1973 à 1990, système centralisé de fausses factures via les bureaux d'études Urba, SAGES et BLE, facturant 2 à 4 % de la valeur de marchés publics à des entreprises, l'argent remontant au PS.

Condamnation définitive après rejet du pourvoi en cassation le 16/12/1997. Une loi d'amnistie (1990) a couvert une partie des faits antérieurs.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Partiellement

La Cour de cassation a rejeté l'argument selon lequel le PS n'aurait pas eu de personnalité juridique à l'époque, mais la condamnation pénale a porté sur Emmanuelli à titre personnel, pas sur le PS comme personne morale condamnée.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Oui

Henri Emmanuelli était trésorier national du PS au moment des faits.

4 500 €Amende prononcée

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

Amende Emmanuelli : 30 000 francs. Aucun chiffre agrégé fiable trouvé pour le montant total détourné sur 17 ans.

Parti socialiste (PS)Condamnation en première instance

Affaire MNEF

Non imputés au parti

Olivier Spithakis (DG de la MNEF) · Jean-Christophe Cambadélis (député PS en 1991-93, pas encore dirigeant national) · Dominique Strauss-Kahn (avocat d'affaires à l'époque — acquitté des faits de faux)

Emplois et facturations fictifs (notamment via la filiale EFIC) au profit de cadres proches du PS et de l'ex-UNEF-ID, découverts en 1998.

Condamnations de 2006, couvertes par la loi d'amnistie de 1995 pour les faits concernés — caractère définitif non confirmé par une source primaire.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Le PS comme structure n'a pas été poursuivi ; individus et une mutuelle étudiante en cause.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Non

Cambadélis était simple député/militant en 1991-1993, pas encore Premier secrétaire du PS (fonction obtenue seulement en 2014).

220 000 €Amende prononcée

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

Amendes : Cambadélis 20 000 €, Spithakis 50 000 €, Grosz 150 000 €. DSK aurait perçu 603 000 francs mais a été ACQUITTÉ des faits de faux.

Parti socialiste (PS)Condamnation en appel

Affaire Huchon (Île-de-France)

Non imputés au parti

Jean-Paul Huchon (président PS du Conseil régional d'Île-de-France)

Quatre marchés publics passés en 2002-2003 avec des sociétés employant l'épouse de Huchon ont été jugés suspects — poursuites pour prise illégale d'intérêts (pas d'emplois fictifs, qualification écartée).

Condamnation confirmée en appel le 21/11/2008 : 6 mois de prison avec sursis et 60 000 € d’amende ; la peine d’inéligibilité prononcée en première instance a été supprimée. Aucun appel n’est actuellement en cours ; l’existence d’un éventuel pourvoi n’a pas été confirmée.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Affaire personnelle à un élu PS local.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Non

Président PS de région, pas dirigeant national du parti.

60 000 €Amende prononcée

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

6 mois de prison avec sursis et 60 000 € d'amende, confirmés en appel.

Parti socialiste (PS)Condamnation définitive

Affaire Cahuzac

Non imputés au parti

Jérôme Cahuzac (ministre du Budget)

Détention non déclarée d'un compte en Suisse (ouvert 1992) puis transfert vers Singapour ; fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale.

Condamnation définitive : 4 ans d’emprisonnement dont 2 ans avec sursis, 300 000 € d’amende et 5 ans d’inéligibilité (cour d’appel de Paris, 15/05/2018). Jérôme Cahuzac a accepté la décision.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Cahuzac a été exclu du PS le 09/04/2013 — le parti n'est pas mis en cause comme structure.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Non

Cahuzac était ministre du Budget, pas dirigeant national du parti au moment des faits.

15,5 M€Montant détourné (établi)300 000 €Amende prononcée

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

Montant caché initialement reconnu : 600 000 € ; montant réel estimé ultérieurement : 15-16 millions d'euros. Amende Reyl & Cie (banque, définitive) : 1,875 million d'euros.

Parti socialiste (PS)Condamnation définitive

Affaire Guérini

Non imputés au parti

Jean-Noël Guérini (président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, président de la fédération PS 13) · Alexandre Guérini (son frère, chef d'entreprise, non élu)

Favoritisme dans l'attribution de marchés publics de gestion des déchets au bénéfice des sociétés du frère de Jean-Noël Guérini.

Jean-Noël Guérini : 3 ans dont 18 mois avec sursis, condamnation devenue définitive après rejet du pourvoi en cassation le 13/03/2024 (démission de son mandat de sénateur). Alexandre Guérini : 6 ans ferme en 1ère instance, statut de cassation non totalement confirmé.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Le PS a engagé une procédure d'exclusion en janvier 2014 ; Guérini a quitté le parti en avril 2014, anticipant l'exclusion.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Partiellement

Jean-Noël Guérini était président de la fédération PS des Bouches-du-Rhône et membre du bureau national — un cadre dirigeant local de poids, pas un dirigeant national (Premier secrétaire).

26 M€Montant détourné (établi)30 000 €Amende prononcée1,7 M€Dommages-intérêts

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

Blanchiment (Alexandre Guérini) : 26 millions d'euros.

Parti socialiste (PS)Condamnation définitive

Affaire Kader Arif

Non imputés au parti

Kader Arif (ministre des Anciens combattants, ex-numéro 3 du PS (2005-2008))

En mars 2014, contrat de « media-training » de 60 000 € conclu sans mise en concurrence entre le ministère de la Défense et une société gérée par le frère et le neveu d'Arif, dont les liens avec lui ont été dissimulés.

Condamné par la Cour de Justice de la République le 26/10/2022 (1 an avec sursis, 20 000 € d'amende) — juridiction sans appel ordinaire, décision considérée comme définitive sauf pourvoi non documenté.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Fait individuel lié à l'exercice d'une fonction ministérielle.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Non

Arif a occupé des fonctions dirigeantes nationales du PS de 2005 à 2008, mais pas au moment des faits reprochés (2014, alors ministre).

60 000 €Dépenses irrégulières20 000 €Amende prononcée

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

Contrat en cause : 60 000 € (une seule séance sur six aurait été effectivement dispensée).

Parti socialiste (PS)Condamnation en première instance

Affaire Bruno Le Roux

Non imputés au parti

Bruno Le Roux (ministre de l'Intérieur)

Entre 2009 et 2016/2017, ses deux filles ont cumulé 24 CDD d'assistante parlementaire pour un total de 55 000 €, alors qu'une partie significative des contrats n'aurait pas correspondu à un travail réellement effectué.

Condamné le 19/02/2026 à 2 ans de prison avec sursis. Il a annoncé faire appel — AFFAIRE TOUJOURS EN COURS, en aucun cas une condamnation définitive.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Affaire strictement individuelle liée à l'usage de fonds parlementaires.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Non

Le Roux était ministre de l'Intérieur, pas dirigeant national du PS.

55 000 €Montant détourné (établi)

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

55 000 € de rémunérations versées au titre des contrats contestés.

Affaires judiciaires des partis politiques, dossier par…