Vie politique

Les affaires des partis, une par une

Les principales affaires judiciaires, une par une. Sourcées. Sans chercher à dire qu'un parti serait « plus corrompu » qu'un autre. L'aide publique annuelle est sur la page Partis politiques.

Dataset gelé au . Inclusion : dossiers sourcés, avec niveau de juridiction, finalité et date de vérification. Inventaire non compétitif des dossiers validés (44 sur 56). Ce n’est pas une mesure de corruption. Page en noindex tant que le modèle n’est pas validé.

Statut judiciaire vérifié au . Relecture affaire par affaire encore nécessaire. Une mise en examen n’est jamais une condamnation.

  • Famille RPR → UMP → LR : 9 validés / 11
  • Parti socialiste (PS) : 6 validés / 7
  • Famille FN → RN : 4 validés / 7
  • Famille LREM → Renaissance : 11 validés / 12
  • Famille MoDem / UDF : 0 validé / 1
  • Famille LFI / Parti de Gauche : 4 validés / 4
  • EELV / Les Écologistes : 3 validés / 4
  • PCF : 1 validé / 2
  • Reconquête : 6 validés / 8
Règles de la page
  • Aucune photo. Le nom, le parti, l'affaire, le statut et une source.
  • Chaque affaire distingue si le parti lui-même est mis en cause, un dirigeant, ou un élu à titre individuel.
  • Les qualificatifs juridiques sont verrouillés : condamnation, relaxe, acquittement, mise en examen, classement sans suite, etc.
  • Même exigence de preuve et de sourçage pour tous les partis.

Dossiers suivis

56

Validés

44

sur 56

Partis concernés

9

Base des affaires, une par une

8 affaires — ouvrez un dossier pour le détail.

ReconquêteCondamnation définitive

Zemmour — propos à la Convention de la droite (2019)

Non imputés au parti

Éric Zemmour (essayiste/chroniqueur — Reconquête n'existait pas encore)

Le 28 septembre 2019, propos qualifiant les immigrés de « colonisateurs » et décrivant le voile et la djellaba comme des « uniformes d'une armée d'occupation ».

Chronologie complexe : condamnation 1ère instance (2020) → relaxe en appel (2021) → cassation annule la relaxe (2023) → nouvelle condamnation en appel (22/02/2024) → DÉFINITIF après rejet du pourvoi le 16/09/2025.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Faits antérieurs de plus de deux ans à la création de Reconquête, tenus en dehors de toute fonction partisane.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Non

Mise en cause strictement personnelle — le parti n'existait pas encore.

15 000 €Amende prononcée1 000 €Dommages-intérêts

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

Amende 15 000 € ; dommages-intérêts 1 000 € (SOS Racisme et autres parties civiles).

ReconquêteCondamnation définitive

Zemmour — propos sur les « mineurs isolés étrangers » (2020)

Non imputés au parti

Éric Zemmour (chroniqueur CNews — Reconquête n'existait pas encore)

En septembre 2020, propos qualifiant les mineurs isolés étrangers de « voleurs », « violeurs », « assassins ».

Condamné en 1ère instance (janvier 2022), confirmé en appel (septembre 2024), DÉFINITIF après rejet des pourvois le 2 décembre 2024.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Antérieur à la création du parti.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Non

Mise en cause personnelle, chroniqueur TV à l'époque.

11 000 €Amende prononcée

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

≈10 000 € (100 jours-amende à 100 €) pour complicité d'injure publique et provocation à la haine ; 1 000 € distincts pour diffamation.

ReconquêteCondamnation en appel

Zemmour — propos sur Pétain (2019)

Non imputés au parti

Éric Zemmour (chroniqueur CNews — Reconquête n'existait pas encore)

Propos affirmant que le maréchal Pétain avait « sauvé » les juifs français pendant la Seconde Guerre mondiale.

Chronologie inhabituelle : relaxe 1ère instance (2020) → relaxe confirmée appel (2022) → cassation ANNULE la relaxe et ordonne un nouveau procès (05/09/2023) → nouvelle condamnation en appel le 02/04/2025 (10 000 €). Zemmour a annoncé un pourvoi ; issue non confirmée.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Antérieur à la création du parti.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Non

Mise en cause personnelle.

10 000 €Amende prononcée

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

Amende de 10 000 € (dernière décision d'appel, avril 2025).

ReconquêteCondamnation en première instance

Contrefaçon de droits d'auteur (clip de campagne)

Procédures ou décisions non définitives

Éric Zemmour (candidat, fondateur du parti)

Utilisation non autorisée d'extraits de films (Besson, Ozon...) dans la vidéo d'annonce de candidature de Zemmour, diffusée le 30 novembre 2021 — au moment même de la constitution du mouvement.

Condamnation en 1ère instance le 4 mars 2022. Appel annoncé, issue non confirmée.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Oui

UN DES RARES CAS où Reconquête est nommément condamné comme personne morale, aux côtés de Zemmour.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Oui

Zemmour agissant comme figure fondatrice/candidate du mouvement.

70 000 €Dommages-intérêts

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

70 000 € de dommages-intérêts au total (Gaumont, EuropaCorp, Besson, Ozon, SACD).

ReconquêteEnquête

Enquête sur des prêts de particuliers à Reconquête

Procédures ou décisions non définitives

Une enquête préliminaire examine des prêts consentis par deux particuliers à Reconquête entre 2021 et 2023. Les investigations portent notamment sur le caractère éventuellement habituel de ces prêts et sur le respect des règles de financement des partis. Le parti affirme avoir respecté ses obligations.

Selon Challenges, une enquête préliminaire examine des prêts consentis par deux particuliers à Reconquête entre 2021 et 2023, pour un total d’environ 250 000 €. Le trésorier du parti a été entendu en mai 2025. Le montant correspond aux financements examinés, pas à une somme détournée ou judiciairement déclarée irrégulière. L’avocat du parti affirme que les obligations légales ont été respectées. Aucune information judiciaire ni mise en examen n’est confirmée au 19/08/2026.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Oui

Le parti Reconquête lui-même est visé, sur signalement de la CNCCFP.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Non

Aucun dirigeant nommément mis en cause identifié.

Environ 250 000 € de prêts examinés sur la période 2021-2023 ; ce montant n’est pas judiciairement établi comme irrégulier.

ReconquêteSanction administrative (non pénale)

Sanction CNCCFP — compte de campagne présidentielle 2022

Implication partielle

Éric Zemmour (candidat à la présidentielle 2022)

La CNCCFP a estimé que Zemmour avait bénéficié d'une promotion de sa personnalité via son émission CNews avant sa candidature officielle (avantage en nature non valorisé), et lui reproche des droits d'auteur non payés (lien avec l'affaire de contrefaçon).

Sanction administrative de la CNCCFP (autorité administrative indépendante), pas une décision de justice pénale. Compte approuvé mais réformé.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Partiellement

Le compte de campagne concerne la candidature personnelle mais finance de facto le mouvement en formation.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Oui

Zemmour lui-même, comme candidat et futur président du parti.

200 000 €Dépenses irrégulières

Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).

Sanction la plus lourde de tous les candidats à la présidentielle 2022 : ~200 000 € de réformation du compte de campagne.

ReconquêteEnquête

Enquête sur Guillaume Peltier (fonds publics)

Non imputés au parti

Guillaume Peltier (porte-parole de Zemmour, vice-président de Reconquête (2022-2024))

Révélations de Mediapart sur l'utilisation de fonds publics (de sa fonction de député puis d'élu régional) au profit de ses « micro-partis » personnels.

Enquête préliminaire ouverte le 24 janvier 2022 par le parquet de Blois. Aucune suite confirmée.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Fonds publics d'élu (Assemblée nationale/région), pas des fonds de Reconquête.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Oui

Peltier était vice-président du parti au moment de l'ouverture de l'enquête.

Montants non chiffrés dans les sources disponibles.

ReconquêteCondamnation en première instance

Florence Médina — appel aux « ratonnades »

Non imputés au parti

Florence Médina (ancienne candidate Reconquête aux législatives 2022)

Sur Facebook, après la mort de Thomas à Crépol (novembre 2023), elle a écrit : « Dans les années 80, il existait des ratonnades, au risque de choquer on peut recommencer ».

Condamnée en novembre 2024 (4 mois avec sursis, stage de citoyenneté, 3 ans d'inéligibilité) pour provocation publique à la haine. Appel en cours, reporté à juin 2026.

Statut judiciaire vérifié au snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.

Le parti est-il mis en cause ?

Non

Elle n'était plus candidate ni représentante officielle au moment des propos.

Un dirigeant est-il mis en cause ?

Non

Simple ancienne candidate, pas une dirigeante nationale du parti.

Sans objet (peine principale : prison avec sursis + stage de citoyenneté).

Affaires judiciaires des partis politiques, dossier par…