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Partis concernés
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Base des affaires, une par une
11 affaires — ouvrez un dossier pour le détail.
Famille RPR → UMP → LRCondamnation définitiveEmplois fictifs de la mairie de Paris
Implication partielle
Jacques Chirac (maire de Paris, président du RPR) · Alain Juppé (secrétaire général du RPR, adjoint aux finances) · Michel Roussin (directeur de cabinet — relaxé)
Entre 1986 et 1996, environ 26 personnes rémunérées par la Ville de Paris travaillaient en réalité pour le RPR (siège du parti), un système de détournement de fonds publics au profit du parti.
Chirac : 2 ans avec sursis (15/12/2011), pas d'appel. Juppé : 14 mois avec sursis + 1 an d'inéligibilité (Versailles, 2004). Roussin et Boué : relaxe.
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Partiellement
Le RPR n'a pas été poursuivi comme personne morale, mais a payé 1,65 M€ sur les 2,2 M€ du règlement transactionnel de 2010 avec la Ville de Paris — une reconnaissance indirecte.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Oui
Chirac (président du RPR) et Juppé (secrétaire général) condamnés comme responsables du système, dans l'exercice de leurs fonctions partisanes.
Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).
Préjudice estimé ~30 millions de francs (rapport de police, 1999) ; règlement transactionnel de 2010 : 2,2 M€ dus à la Ville de Paris.
Famille RPR → UMP → LRCondamnation définitiveMarchés publics truqués d'Île-de-France
Condamnations définitives
Michel Giraud (président RPR du Conseil régional d'Île-de-France) · Louise-Yvonne Casetta (trésorière occulte du RPR)
Entre 1988 et 1997, les marchés de travaux des lycées d'Île-de-France (24 milliards de francs, 471 établissements) ont fait l'objet d'un système de rétrocommissions de 2 %, réparties entre RPR (1,2 %), PS, PR et PCF (0,8 %).
Procès 2005 : 42 condamnés sur 47 ; appel 2006-2007 confirme l'essentiel. Chirac a bénéficié de l'immunité présidentielle, non jugé sur ce volet.
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Oui
Le RPR est nommément désigné bénéficiaire direct des fonds détournés — contrairement à Bygmalion, plus tard, où le parti sera présenté comme victime.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Oui
Michel Giraud (président régional RPR) et Louise-Yvonne Casetta (trésorière officieuse) condamnés pour complicité de corruption.
Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).
Rétrocommissions totales estimées à 300-600 millions de francs sur l'ensemble du système (tous partis) ; amende distincte de 47,3 M€ infligée par le Conseil de la concurrence à 12 entreprises (volet non pénal).
Famille RPR → UMP → LRCondamnation définitiveAffaire Bygmalion
Non imputés au parti
Nicolas Sarkozy (candidat à sa réélection) · Jean-François Copé (président de l'UMP — non-lieu) · Éric Cesari, Fabienne Liadzé, Pierre Chassat (cadres salariés de l'UMP, condamnés)
Dépassement du plafond légal de dépenses de campagne 2012 (22,5 M€ ; réel ~43 M€), dissimulé via une double facturation : des dépenses de meetings faussement imputées à l'UMP via des conventions fictives avec la société Bygmalion.
Sarkozy condamné à 1 an de prison dont 6 mois avec sursis, confirmé en appel (14/02/2024) puis définitif en cassation (26/11/2025, Cass. crim. n°24-82.486).
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Non
L'UMP n'a PAS été poursuivie comme auteure — elle a agi comme partie civile, victime du système de fausses factures (elle a payé ~20 M€ de factures fictives) et a dû organiser le « Sarkothon » 2013 pour combler le trou financier.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Partiellement
Sarkozy condamné personnellement. Copé, président de l'UMP à l'époque, a bénéficié d'un non-lieu (03/02/2017). Des cadres salariés de l'UMP ont en revanche été condamnés.
Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).
Dépassement retenu par le tribunal ~20,2 M€ ; factures fictives facturées à l'UMP par Bygmalion ~18-20 M€ ; amendes individuelles de 25 000 € à 150 000 € selon les prévenus.
Famille RPR → UMP → LRCondamnation définitiveAffaire Bismuth / écoutes Sarkozy
Non imputés au parti
Nicolas Sarkozy (ancien président, à titre personnel) · Thierry Herzog (avocat personnel de Sarkozy) · Gilbert Azibert (magistrat)
En 2014, des écoutes sur une ligne ouverte sous le pseudonyme « Paul Bismuth » ont révélé que Sarkozy et son avocat auraient proposé à un magistrat d'obtenir des informations sur une procédure en cours, en échange d'une intervention pour un poste à Monaco.
3 ans de prison dont 2 ans avec sursis pour Sarkozy et Herzog, la partie ferme aménagée sous bracelet électronique (07/02-14/05/2025).
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Non
Affaire strictement individuelle, sans lien avec les structures ou le financement de l'UMP/LR.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Non
Sarkozy mis en cause à titre personnel pour des faits de 2014, sans rapport avec un rôle partisan (il n'était pas dirigeant du parti à ce moment).
Aucun montant financier chiffré (infraction de corruption/trafic d'influence, pas de détournement de fonds).
Famille RPR → UMP → LRCondamnation en appelFinancement libyen de la campagne 2007
Non imputés au parti
Nicolas Sarkozy (candidat puis président) · Claude Guéant (directeur de campagne, coupable) · Éric Woerth (trésorier de campagne — relaxé)
Le tribunal retient qu'entre 2005 et mai 2007, Sarkozy a « laissé ses proches collaborateurs solliciter les autorités libyennes » en vue d'un soutien financier à sa campagne — une entente préparatoire, sans preuve directe d'un financement effectif ni d'une corruption personnelle jugée établie.
NON DÉFINITIF — condamnation en 1ère instance (25/09/2025) à 5 ans ferme pour association de malfaiteurs uniquement, actuellement en appel (jugé 16/03-27/05/2026), décision attendue le 30/11/2026. Woerth relaxé en 1ère instance.
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Non
Personnes physiques uniquement ; l'UMP en tant que structure n'est pas partie à la procédure.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Oui
Sarkozy à titre personnel ; Guéant, Hortefeux et Woerth étaient des ministres/collaborateurs de campagne, pas des représentants statutaires du parti.
Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).
IMPORTANT : Sarkozy relaxé des chefs de corruption passive ET de financement illégal de campagne, condamné UNIQUEMENT pour association de malfaiteurs. Montants allégués très divergents et non tranchés : de 5 M€ (Takieddine) à 50 M€ (document Moussa Koussa) selon les sources — aucun n'a été retenu par le tribunal comme financement établi.
Famille RPR → UMP → LRCondamnation définitiveAffaire Fillon (emplois fictifs)
Non imputés au parti
François Fillon (ancien Premier ministre, candidat 2017) · Penelope Fillon (épouse, assistante parlementaire présumée fictive)
Emplois présumés fictifs d'assistante parlementaire pour Penelope Fillon (1998-2007 et 2012) et pour leurs deux enfants (2005-2007), ainsi qu'un emploi à la Revue des Deux Mondes (2012-2013) jugé également fictif.
4 ans de prison avec sursis, 375 000 € d'amende et 5 ans d'inéligibilité — condamnation devenue définitive le 16/02/2026 après retrait du pourvoi, à la suite de l'arrêt d'appel de renvoi du 17/06/2025. Par deux décrets du 19/08/2026 publiés au Journal officiel le 20/08/2026, François Fillon a également été suspendu pendant dix ans des droits et prérogatives attachés à ses qualités de grand officier de la Légion d'honneur et de grand-croix de l'ordre national du Mérite. Il s'agit de sanctions honorifiques consécutives à la condamnation, et non d'une nouvelle condamnation pénale.
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Non
Affaire personnelle liée à l'usage de l'indemnité de frais de mandat, sans implication de l'UMP/LR comme structure.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Non
Fillon était candidat du parti à la présidentielle 2017, mais les faits (2005-2013) sont antérieurs et relèvent de sa qualité de député, pas de dirigeant du parti.
Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).
Salaire de Penelope Fillon : 831 440 € bruts ; Revue des Deux Mondes : 100 000 € bruts ; salaires des enfants : 84 000 € bruts.
Famille RPR → UMP → LRCondamnation définitiveAffaire Balkany
Non imputés au parti
Patrick Balkany (maire de Levallois-Perret, ex-député) · Isabelle Balkany (première adjointe)
Dissimulation d'un patrimoine important via comptes offshore et sociétés-écrans (Suisse, Liechtenstein, Saint-Martin, Marrakech, Giverny), non déclaré au fisc ; perception alléguée de pots-de-vin liés à un projet de casino à Levallois-Perret (volet distinct).
Volets fraude fiscale et blanchiment aggravé définitifs (respectivement mars 2020 et cassation 07/05/2024). Le volet corruption (casino) s'est soldé par une RELAXE — à ne pas passer sous silence.
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Non
Affaire strictement personnelle au couple Balkany et à leur gestion municipale/patrimoniale, sans implication de l'UMP/LR nationale.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Non
Élus locaux (maire et adjointe) agissant à titre individuel, pas des dirigeants nationaux du parti.
Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).
Patrimoine non déclaré estimé ~33 M€ ; pots-de-vin allégués liés au projet de Marrakech 5,25 M€ ; volet corruption sur le casino : RELAXE en 1ère instance, non contredite en appel.
Famille RPR → UMP → LRCondamnation définitiveAffaire Guéant — primes en espèces (ministère de l'Intérieur)
Non imputés au parti
Claude Guéant (directeur de cabinet de Sarkozy à l'Intérieur)
Entre 2002 et 2004, des membres du cabinet de Sarkozy à l'Intérieur se versaient des primes mensuelles en espèces prélevées sur une enveloppe destinée aux frais d'enquête et de surveillance de la police.
1 an de prison ferme aménageable + 75 000 € d'amende + 5 ans d'interdiction de fonction publique, définitif depuis le rejet du pourvoi le 16/01/2019.
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Non
Détournement de fonds publics ministériels, sans lien avec le financement du parti.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Non
Guéant est un haut fonctionnaire/collaborateur ministériel, pas un dirigeant statutaire du RPR/UMP.
Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).
210 000 € détournés sur 2002-2004.
Famille RPR → UMP → LRCondamnation en appelAffaire des sondages de l'Élysée
Non imputés au parti
Claude Guéant (secrétaire général de l'Élysée) · Patrick Buisson (conseiller officieux de Sarkozy)
Marchés de sondages passés entre l'Élysée et des instituts sans mise en concurrence entre 2007 et 2012, pour un montant estimé par le Parquet national financier à 4,7 M€ de fonds publics.
Guéant condamné en appel à 1 an de prison avec sursis (réduit vs 8 mois ferme en 1ère instance), pourvoi en cassation annoncé, issue non confirmée — statut non définitif.
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Non
Fonds publics de la présidence de la République, pas fonds du parti UMP.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Non
Sarkozy protégé par l'immunité présidentielle, non poursuivi ; Guéant et Buisson sont des collaborateurs présidentiels, pas des dirigeants du parti.
Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).
Amende Ipsos (personne morale) : 1 M€ ; amende Buisson 1ère instance : 150 000 €.
Famille RPR → UMP → LRAcquittementAffaire Karachi
Non imputés au parti
Édouard Balladur (Premier ministre, candidat 1995 — acquitté) · François Léotard (ministre de la Défense — condamné définitivement) · Nicolas Bazire (directeur de campagne de Balladur — relaxé en appel)
Soupçons de rétrocommissions sur des contrats d'armement (sous-marins Pakistan, frégates Arabie saoudite, 1994), dont une partie aurait clandestinement financé la campagne présidentielle de Balladur en 1995. Balladur était membre du RPR mais candidat en dissidence de fait de Chirac, alors président officiel du parti.
Balladur ACQUITTÉ (Cour de justice de la République, 04/03/2021, définitif). Léotard condamné définitivement. Volet correctionnel : Bazire relaxé en appel (21/01/2025), 5 autres condamnés, statut de cassation non confirmé.
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Non
Financement d'une candidature concurrente à celle du RPR officiel, pas un financement du parti en tant que tel.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Non
Balladur et Léotard étaient des ministres membres du RPR agissant dans un cadre gouvernemental et une campagne personnelle, pas en tant que dirigeants du parti.
Ces montants ne sont pas comparables entre eux (préjudice, détournement, amende, etc.).
~10,25 millions de francs de liquide apportés à la campagne Balladur en mai 1995.
Famille RPR → UMP → LRNon-lieuAffaire Bettencourt — volet Sarkozy
Non imputés au parti
Nicolas Sarkozy (soupçonné d'abus de faiblesse)
Soupçon que Sarkozy aurait reçu de l'argent liquide de Liliane Bettencourt pour sa campagne de 2007, profitant d'un état de vulnérabilité de celle-ci.
Non-lieu prononcé le 07/10/2013, les juges d'instruction ayant estimé les éléments insuffisamment établis pour un renvoi devant le tribunal correctionnel.
Statut judiciaire vérifié au — snapshot des statuts déjà présents dans la base ; relecture affaire par affaire encore nécessaire.
Le parti est-il mis en cause ?
Non
Aucune implication du parti.
Un dirigeant est-il mis en cause ?
Non
Sarkozy visé à titre personnel, mais la procédure a abouti à une mise hors de cause totale.
Aucun montant retenu contre Sarkozy (non-lieu).