Macron : neuf ans de pouvoir, qu’a-t-il vraiment changé pour les Français ?Suppression de la taxe d’habitation, prime Macron, cars longue distance, repas étudiants à 1 €, chômage en baisse… Depuis 2017, plusieurs réformes ont directement amélioré le quotidien des Français. Mais la dette a explosé, la pauvreté a progressé, l’école recule et les services publics restent sous tension. Au-delà des discours de ses défenseurs et de ses opposants, que disent les faits ?Emmanuel Macronbilan 2017-2026
La hausse du Livret A apporte un petit supplément d’intérêts, qui dépend de l’épargne disponible. Elle modifie aussi le coût des financements adossés à ces livrets, notamment pour le logement social.
Depuis le 1er août 2026, le Livret A et le LDDS rapportent 1,7 % par an. Le LEP reste à 2,5 %.
Une hausse de taux est une bonne nouvelle pour celui qui a de l’épargne. Mais combien cela représente-t-il sur le compte ?
Avec 22 950 euros, le plafond des versements d’un Livret A de particulier hors intérêts capitalisés, une année entière à 1,7 % produit environ 390 euros d’intérêts. À 1,5 %, ce serait environ 344 euros.
L’écart atteint donc 46 euros sur un an, à solde constant. Comme le nouveau taux ne s’applique que depuis août, le supplément pour les cinq derniers mois de 2026 reste inférieur à 20 euros sur un livret au plafond.
Avec 500 euros déposés pendant une année entière, les intérêts à 1,7 % seraient de 8,50 euros. Le taux est le même pour tous. Le montant reçu dépend de ce que l’on peut laisser sur le livret.
La Banque de France indiquait que 83 % des Français détenaient un Livret A fin 2025, mais avec des soldes très différents.
Le taux résulte d’une formule qui combine l’inflation hors tabac et le taux interbancaire €STR. Sur janvier-juin 2026, les moyennes retenues sont de 1,52 % pour l’inflation et 1,95 % pour l’€STR.
Le ministère de l’Économie a suivi la proposition de la Banque de France pour le Livret A. Le maintien du LEP à 2,5 % correspond à un soutien au-dessus du résultat de sa formule.
À 1,7 %, le Livret A dépasse légèrement l’inflation moyenne passée utilisée dans le calcul. Cela ne garantit pas le même rendement réel pour les mois à venir : il dépendra de l’évolution des prix.
Et nos dépenses ne sont pas toutes réparties de la même manière. L’énergie, l’alimentation ou le logement peuvent peser beaucoup plus lourd pour certains ménages.
Le Livret A apporte surtout une réserve disponible, un capital garanti et des intérêts exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. On peut y puiser pour une dépense imprévue sans attendre la fin d’un placement.
Le LEP offre 0,8 point de plus, sous condition de revenu. La Banque de France recensait plus de 12 millions de détenteurs en 2026, contre sept millions en 2020.
Mais même un taux plus élevé ne donne rien à celui qui n’a pas de marge pour épargner. Une politique de rémunération de l’épargne ne remplace pas une politique de revenu.
Ces livrets ont aussi une autre fonction. Une partie de l’argent collecté est centralisée pour financer le logement social et la politique de la ville. D’autres fonds soutiennent notamment les PME et la transition écologique.
Les intérêts payés aux déposants entrent dans le coût de cette ressource. Une hausse peut donc renchérir les prêts qui lui sont liés. À l’inverse, une rémunération trop faible peut pousser l’épargne vers d’autres placements.
Le même taux concerne ainsi deux côtés du financement : ce que reçoit l’épargnant et ce que coûte l’argent prêté sur le long terme.
Pour un ménage, le passage à 1,7 % apporte un supplément modeste. À l’échelle de millions de livrets, l’effet devient plus important. C’est ce lien entre notre épargne de précaution et des investissements collectifs qui explique pourquoi la décision ne porte pas seulement sur quelques euros d’intérêts.

















