TVA sociale : Mélenchon dit « jamais », mais le transfert fiscal a déjà commencéLa TVA sociale déplace une partie du financement depuis les salaires vers la consommation. Elle peut soutenir la compétitivité des entreprises exposées aux importations. Sa répartition dépend des cotisations supprimées et de la compensation accordée aux ménages modestes.TVAemploi
L’aide ouverte le 1er septembre n’a ni barème national ni montant garanti : elle dépend des offres des opérateurs de certificats d’économie d’énergie.
Depuis le 1er septembre 2026, l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion peut ouvrir droit à une prime. Mais l’État lance le dispositif sans fixer de montant national : l’aide dépendra de l’opérateur choisi.
La fiche publiée par Bercy le 27 août confirme qu’il s’agit de certificats d’économie d’énergie, financés par les fournisseurs d’énergie et de carburants, et non d’une dépense directe du budget de l’État. Aucune condition de revenus n’est prévue.
Une sélection par la voiture, pas par le ménage
Le véhicule doit être entièrement électrique, avoir été immatriculé pour la première fois en France entre 2017 et 2023 et être acheté ou loué auprès d’un professionnel habilité. Sa batterie doit conserver au moins 80 % de sa capacité initiale ; à défaut, l’autonomie résiduelle doit atteindre 200 kilomètres ou 80 % de l’autonomie homologuée. L’acheteur doit conserver la voiture trois ans.
Ces critères réduisent deux risques du marché d’occasion : subventionner une batterie trop dégradée et financer une revente rapide.
Le prix de la prime reste à découvrir
Le service officiel précise, le 18 août 2026, que le montant variera selon les offres des opérateurs. L’aide existe donc juridiquement avant que l’acheteur connaisse sa valeur économique exacte. Il faudra comparer les fournisseurs comme on compare un financement.
Une majoration d’environ 2 000 euros en 2026 est prévue pour les aides à domicile et les services qui les emploient, sous réserve d’un véhicule coûtant au plus 25 000 euros TTC et pesant moins de 1 800 kg. C’est le volet le mieux ciblé : il relie l’aide à un métier très mobile et à une voiture relativement sobre.
Le dispositif ouvre utilement l’électrique au marché d’occasion. Mais sans barème garanti, il ne permet pas encore de savoir si la prime réduira vraiment l’écart de prix au moment de signer. Sur la mobilité contrainte, baisser le coût du carburant sans réduire la dépendance automobile posait déjà la question inverse : ici, l’État finance la sortie du pétrole, mais laisse le montant au marché des CEE.





